Philosophie

Qu’est-ce que la philosophie ?

La philosophie est une démarche de questionnement rationnel : elle cherche à comprendre le monde, la connaissance et l’action par l’argumentation, et non par la foi (comme la religion) ou par la seule observation (comme la science). Elle se distingue de la science en ceci que ses questions (« Qu’est-ce que le bien ? », « Qu’est-ce que la réalité ? ») ne se tranchent pas par l’expérience.

Repères chronologiques

  • l'Antiquité grecque (Ve-IVe siècle av. J.-C.) : naissance de la philosophie occidentale avec Socrate, Platon et Aristote — passage du mythe à l’argumentation rationnelle ;

  • la scolastique médiévale : tentative de conciliation entre la raison philosophique héritée d’Aristote et la foi chrétienne (Thomas d’Aquin) ;

  • la modernité (XVIIe-XVIIIe siècle) : primauté donnée à la raison individuelle et à la méthode scientifique, de Descartes aux Lumières ;

  • l'époque contemporaine (XIXe siècle à aujourd’hui) : éclatement en une multiplicité de courants et spécialisation croissante de la discipline.

À l’inverse des mouvements artistiques (voir Littérature) qui ont une certaine cohérence historique, les courants philosophiques existent en pointillés à travers le temps : ils naissent, disparaissent puis réapparaissent des siècles plus tard chez d’autres auteurs.

Domaines philosophiques

Les différents domaines de la philosophie occidentale sont les suivants (cf. « Philosophie » sur Wikipédia) :

  • la métaphysique et ses diverses branches (« Qu’est-ce que la réalité ? », « Y a-t-il des réalités immatérielles ? », « Dieu existe-t-il ? », « L’âme existe-elle ? Est-elle immortelle ? Incorporelle ? ») ;

  • l'ontologie, rattachée ou non à la métaphysique selon les interprètes (« Qu’est-ce que l’être ? », « Pourquoi y a-t-il de l’être plutôt que rien ? ») ;

  • la philosophie de la religion, partiellement rattachée à la métaphysique puisqu’elle tente de définir le divin et pose la question de l’existence de Dieu, qu’elle double d’une interrogation sur la nature du sacré en général ;

  • la philosophie morale ou l’éthique : discipline pratique et normative permettant de définir la meilleure conduite pour chaque situation (« Quelle est la fin des actions humaines ? », « Le bien et le mal sont-ils des valeurs universelles permettant de définir cette fin ? ») ;

  • la philosophie de l’art ou l’esthétique (« Qu’est-ce que le beau ? », « Qu’est-ce que l’art ? ») ;

  • la philosophie des valeurs, ou axiologie, qui regroupe l’éthique et l’esthétique ci-dessus ;

  • la philosophie de l’esprit (« Quelles sont les relations entre corps et esprit ? », « Comment fonctionne la cognition ? ») ;

  • la phénoménologie, dont la méthode est de partir des expériences humaines pour appréhender la réalité telle qu’elle se donne, à travers les phénomènes ;

  • la philosophie de la logique ;

  • la philosophie politique (« D’où peut provenir la légitimité du pouvoir ? », « Quel est le meilleur régime politique ? », « La morale peut-elle et doit-elle guider l’action politique ? ») ;

  • la philosophie du droit (« Quelles sont les relations entre droit et justice ? », « Comment naissent les normes juridiques ? », « Selon quels critères faut-il les juger ? ») ;

  • la philosophie de l’action (« La liberté est-elle illusoire ? ») ;

  • la philosophie du langage (« Quelle est l’origine du langage ? », « En quoi le langage se distingue-t-il d’autres systèmes de communications ? », « Quelles relations entretiennent langage et pensée ? ») ;

  • la philosophie de l’histoire (« L’histoire est-elle régie par des lois, une nécessité, ou est-elle le fruit abscons de la contingence ? ») ;

  • l'épistémologie qui est littéralement l’étude de la science et la connaissance ;

  • la gnoséologie (« D’où provient la connaissance ? ») ;

  • la théorie de la connaissance (« Qu’est-ce que la vérité ? »).

Repères culturels

Trois références qui reviennent partout, même hors contexte philosophique — approfondies au 2e cercle :

  • le cogito (« Je pense, donc je suis », Descartes) : fondement de la connaissance à partir du doute méthodique ;

  • l'allégorie de la caverne (Platon) : illustre la difficulté d’accéder à la connaissance véritable au-delà des apparences ;

  • le dilemme du tramway : expérience de pensée classique en éthique appliquée, qui interroge ce qui rend un acte moral.